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19/04/2013

07 - LE CINÉMA FRANÇAIS EN DANGER

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La publication de l'arrangement cinématographique franco-américain signé le 28 mai 1946 plus connus sous le nom d'accords "BLUM-BYRNES", imposent un contingentement aux films américains importés en France.

A ce sujet M. J.P Forgerais, président du Syndicat des producteurs de films, a déclaré que ces accords constituaient pour le cinéma français, un très grave danger risquant même de devenir mortel.

 

En contrepartie d'une remise de dette et de l'ouverture d'un nouveau crédit pour la France, ces accords ouvrent largement l'accès du cinéma Américain à nos salles de cinéma.

 

La France est un important pays producteur de films et son industrie tant sur le plan artistique que culturel, occupe une place de choix. Pour mémoire, avant 1939, la France réalisait un total d'environ 120 films de long métrage par année.

 

Comme tous les pays producteurs, Grande-Bretagne, Italie, Allemagne, le cinéma Français avait dû prendre des mesures de protection contre la concurrence étrangère et tout particulièrement, contre celle d'Hollywood qui sortant annuellement près de 500 films de ses studios risquait, si l'on n'en limitait pas l'importation, de prendre sur notre propre marché, une grande partie de la production nationale.

 

Il faut savoir, en effet, que les films réalisés outre-Atlantique arrivant en Europe étaient aux trois quart amortis par leur projection dans les près de 13.000 salles des Etats-Unis et du Canada, tandis que la productions Française essayait de récupérer ses frais pour les trois quarts par les recettes des 4.000 salles de notre territoire métropolitain.

 

Ces accords seront appliqués à partir du 17 août 1946.

 

Pétitions, comités de défense du cinéma français agitent la profession et les politiques, une image négative du cinéma américain et ainsi crée.

 

Cette agitation va aider et mobiliser la profession qui conduira à une révision des accords "Blum-Byrnes" et à la signature des accords de Paris le 16 Septembre 1948.

 

Une grande manifestation aura lieu le 5 janvier 1948 à Paris de la Madeleine à République.

 

 

15:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

06 - LA GRANDE QUINZAINE DU CINÉMA FRANCAIS



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Le 4 Décembre, au cinéma NORMANDIE, s'est ouverte la projection d'une grande série de films français présentée par la Direction Générale de la Cinématographie, le Comité de la Libération du Cinéma Français, l'Institut des Hautes Etudes Cinématographiques. 

Cette importante manifestation, avait pour but de faire connaître aux représentants de nos pays alliés, réunis à PARIS, les meilleures films réalisés pendant l'occupation Allemande.

Il est possible de se rendre compte de la difficulté qu'on rencontré les réalisateurs de cette époque, en dehors des problèmes de matériels, leurs plus grands ennemis étant la censure de VICHY, et Allemande, sans oublier la propagande.

La liste des films présentés ci-dessous, donne une idée de l'impressionnante créativité de nos Auteurs et Réalisateurs de l'époque.

 

- NOUS LES GOSSES de Louis DAQUIN (1943)

- LA NUIT FANTASTIQUE de Marcel L'HERBIER (1941)

- LES VISITEURS DU SOIR de Marcel CARNE (1942)

- PONTCARRAL MARECHAL d'EMPIRE de Jean DELANNOY (1943)

- LUMIERE d'ETE de Jean GREMILLON (1943)

- GOUPI MAINS-ROUGES de Jaques BECKER (1942)

- LES ANGES DU PECHE de Robert BRESSON (1944)

- L'INEVITABLE M. DUBOIS de Pierre BILLON (1942)

- DOUCE de Claude AUTANT-LARA (1943)

- LE CIEL EST A VOUS de Jean GREMILLON (1943)

- CARMEN de CHRISTIAN-JAQUE (1943)

- HISTOIRE COMIQUE de Marc ALLEGRET (1942)

- LES ENFANTS DU PARADIS de Marcel CARNE (1944)

et enfin, L'ETERNEL RETOUR de Jean DELANNOY (1943).

 

Une bien belle brochette de films qui resterons pour la plupart le fleuron du Cinéma Français.

 

Je cite ici la rubrique de Noëlle ALEXANDRE dans son édito de l'époque

" Cette quinzaine cinématographique a remporté le succès qu'elle mérite. La salle du Normandie fût comble presque chaque soir et nous devons féliciter ses animateurs entre autre le sympathique Charles DAUTRICOURT qui se fit bien des cheveux blancs chaque soir à 5 heures. Une semblable initiative posait des problèmes pratiques difficiles à résoudre avec les actuels moyens disponibles." fin de citation.



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Dans la photo ci-dessus, on pourra reconnaître au premier rang et de droite à gauche : Jean GREMILLON, Marlène DIETRICH, Jean GABIN (en militaire) Fernand GRAVEY.

Au deuxième rang : Charles DAUTRICOURT, Madeleine BLOMET, BERTHOMIEU (avec la cigarette).

 

 

15:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

18/04/2013

05 bis - DOCUMENTS RESISTANCE

 

 

Ci-dessous, les papiers qui  firent « tomber » mon Père aux mains de la Gestapo.

Pour la petite histoire, ces papiers étaient écrits sur du papier de soie, donc très fin et très léger, ce qui permettait de les dissimuler facilement.

Mon Père était un centralisateur, c'est-à-dire qu’il recevait des documents de toute la France occupée, et son rôle après  en avoir vérifié l’authenticité, était de les transmettre  aux différentes « têtes » du réseau.

Ces papiers il les dissimulait sur le dessus d’une cloison dans son bureau, une séparation qui n’allait pas jusqu’au plafond, laissant un jour pour y déposer les documents.

Quand les « charmants » messieurs en manteau de cuir et chapeau vissé sur le crâne le firent monter à son bureau sous la menace de leurs pistolets,  ils fouillèrent partout et ne trouvèrent, (ni de troubadour), désolé, mais celle-là, je ne pouvais pas passer à côté…

Donc ils ne trouvèrent rien, malheureusement pour Papa, la porte du bureau était restée ouverte, et un de ces messieurs, ne trouva rien de mieux que d’ouvrir la fenêtre, ce qui provoqua, bien sur, un courant d’air, qui fit s’envoler les fameux documents si légers.

Ils ne leurs en fallait pas plus pour l’emmener manu, militari dans leur agréables bureaux, équipés du confort moderne, baignoire, nerf de bœuf, matraque en tout genre, et coups de poing  soigneusement appliqués.


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Document chiffré


 

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Plan d'une section de la résistance de Besançon


 

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Rapport de la résistance sur les transport de troupe et matériel ennemi.


05 - LA RESISTANCE



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Si le cinéma fait de la résistance face à l'ennemi, mon Père lui aussi participe activement à la libération de la France.

 

 

Engagé Volontaire en date du 18 Mai 1938 pour 3 ans.

 

Affecté au Bataillon de l'Air 107 à Villacoublay, successivement, 2Eme Classe - Caporal - Sergent, il participe aux campagnes contre l'Allemagne du 2 Septembre 1939 au 24 Juin 1940.

Il est démobilisé le 17 Mai 1941.

 

 

Mais cela ne lui suffit pas, il entre dans la Résistance de 1943 à 1944 dans les FORCES FRANCAISES COMBATTANTES DE L'INTERIEUR.

 

 

Le 1er Octobre 1943 il intègre le réseau "F2"

Il est arrêté par la Gestapo le 10 Juillet 1944 à son adresse 27 Rue des Petites Ecuries - Paris 10eme.

Ma mère est absente à ce moment là et ne sera prévenue de l'arrestation de mon Père que le soir.

 

 

Après interrogatoires et tortures, Rue des Saussaies, n'étant pas très bavard .... Il y perdra à peu près toutes ses dents!

Il est incarcéré à Fresnes et interné ensuite au camp de Royal Lieu à Compiègne (FRONTSTALAG 122).

 

 

Pour la petite histoire, ces Messieurs de la Gestapo sachant très bien le sort qu'ils lui réservent, renvoient à ma Mère ses vêtements avec une lettre comme quoi il a été fusillé !!!

 

 

Il est déporté le 25 Août 1944 vers le camp de DACHAU. Il s’évade ce même jour en sautant du train et se réfugie chez des agriculteurs dans le village de MELICOQ d'ou il sera libéré le 2 Septembre 1944 par les troupes Alliées.

 

 

Il rentre à Paris et après renseignements pris auprès de son ancienne concierge, apprend que ma Mère est retournée vivre chez ses parents à Neuilly (forcément, elle est veuve !!!).

 

 

Il traverse Paris la nuit après le couvre-feu, et se rend donc chez mes Grands-parents d'ou il est gentiment mais fermement éconduit par mon Grand-père qui ne le reconnaît pas (il à perdu plus de 20 kilos) et en plus, normalement il est mort ....

 

Enfin le lendemain ses affaires s'arrangent avec ma Mère heureuse de le retrouver.

 

 

Il reste à la D.G.S.S. Réseau "F2" jusqu'au 30 Janvier 1945.

 

 

Que fait-il pendant ce temps-là ! : Moi, je suis né le 12 Juillet 1945 .....

 

 

P.S : Un grand merci à tout ceux qui comme lui, hommes, femmes et même enfants ont permis grâce à leur courage et souvent au risque de leur vie, de sauver et libérer notre pays.

                                      

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20:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

17/04/2013

04 - LE C.L.C.F.

 

 

 

 

clap cinema.jpgLe CLCF, Comité de Libération du Cinéma Français, fût crée en 1943.

Les membres :

- Pierre BLANCHAR - Président du CLCF.

- Louis DAQUIN - Secrétaire Générale du CLCF.

- Jean PAINLEVE - Directeur Générale de la cinématographie Française.

- Jacques BECKER.

- Jean-Paul LECHANOIS.

Un film, "La Libération de Paris" est réalisé pendant ces événements.

Ce dernier sera commenté par Pierre BLANCHAR lors de sa projection le 29 Août 1944 au cinéma LE NORMANDIE !!! comme par hasard.

C'est à la fois la libération de Paris et celle du Cinéma Français.

 

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P.blanchar.jpgJP Le Chanois.jpgpainleve-1928.jpgLouis DAQUIN.jpg

 

Dans l'ordre et de Gauche à droite : Jacques BECKER - Pierre BLANCHAR - Jean-Paul LE CHANOIS - Jean PAINLEVE - Louis DAQUIN

 

 

 

 

19:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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