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29/04/2013

12 - CREATION DE LA CINEMATHEQUE

 

 

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Continuons la vie de Charles DAUTRICOURT à travers sa passion : Le Cinéma pour les jeunes.

 

Le Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse est crée, c’est très bien, encore faut-il le faire vivre. Nous avons vu dans l’article précédent que les films pour la jeunesse étaient pratiquement inexistants. De plus il faut le faire connaître.

 

Tout d’abord, il est agrée par le Ministère de l’Education Nationale, chose très importante car cela lui permettra d’obtenir des subventions indispensables à sa viabilité.

 

Il faut  réunir dans son sein toutes les organisations et les personnalités susceptibles de s’intéresser à cette initiative, en particulier les Mouvements de jeunesse, les Centres de loisirs, les éducateurs, les écrivains, les artistes, les cinéastes.

 

A la faveur du mouvement d’opinion ainsi créé, d’établir un plan de production, en fondant :

a) un « Centre d’études » composé de techniciens du cinéma et de psycho-pédagogues dont la mission sera de rechercher les caractéristiques des films destinés aux enfants et aux adolescents.

 

b) Une Commission chargée de susciter et de contrôler les scénarios devant faire le sujet des films pour la jeunesse.

 

c) Une Commission chargée de susciter la production de films spéciaux.

 

Commissions de travail siégeant au sein du Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse :

 

1° Commission d’Etudes et de Recherches Psychopédagogiques :

 MME Lahy Hollebecque.

2° Commission d’Etude des Scénarios : M. Maurice Hilero.

3° Commission de Programmation : M. Charles Dautricourt.

4° Commission de Diffusion : M. Raoul Dubois.

5° Commission d’Etudes des Moyens de production : M. Roger Blanc.

6° Commission des Relations Internationales : M. Lebrun.

7° Commission Presse et Propagande : M. Paul Chwat.

 

Il faut comprendre que ces films doivent pouvoir être projetés partout (écoles, patronages, colonies de vacances, etc.…). Donc ne pas avoir de connotations ni politique, ni religieuse.

Les municipalités pouvant être politiquement de bords différents, il s’agissait donc de ne heurter personne. (Difficile par exemple de passer DON CAMILLO !!!).

 

La base de la cinémathèque comprendra bien sur des dessins animés, des comiques, des petits documentaires et courts métrages.

 

Pour les comiques, le cinéma américain est prolixe en la matière, ce n’est pas les acteurs qui manque : Laurel et Hardy, Charlie Chaplin, Harold Lloyd, Mac Sennett, Max Linder, les Marx Brothers ect…

 

Pour les dessins animés, bien sur il y a Walt Disney, mais en France, nous avons Jean Image qui fait des merveilles ( Rhapsodie de Saturne ) , Bob Zoubowitch avec son film de poupées animées : Le Briquet Magique, Omer Boucquey avec un dessin animé en technicolor : CHOUPINET, et les pays de l’Est ne sont pas non plus à la traîne dans ce domaine. Nous ne pouvons malheureusement pas les citer tous ici, la liste serait trop longue et trop de monde oublié.

 

Pour les documentaires et courts métrages, il en est de même.

 

Quelques programmes du Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse en 1948 :

 

Les Enfants du Capitaine Grant et un Charlot – Eléphant Boy et un comique – Sans Famille et un Documentaire – Cendrillon et un Charlot – Emile et les Détectives et un Comique ect…

 

La constitution de la cinémathèque se fera petit à petit, la production cinématographique française comprenant que la jeunesse était  un immense vivier de spectateurs et qu’il fallait produire de beaux et bons films.

 

 

 

 

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27/04/2013

11 - LE CINEMA & L'ENFANT

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Article écrit par Charles DAUTRICOURT et paru dans la revue MASQUES en Novembre 1946 rendant hommage à mesdames Sonika BO et Lahy Hollebecque, pionnières dans l'introduction en France du Cinéma pour les jeunes.

 C’est suite à cet article que C. DAUTRICOURT a fondé le Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse.

 

 

 

 En France, nous avons actuellement un théâtre changeant son programme deux fois par an, quelques spectacles non réguliers de marionnettes et, environ quatre séances de Cirque, autant qu’il soit prouvé que le spectacle de la piste, tel qu’il est conçu aujourd’hui (il tend à se rapprocher de plus en plus du music-hall) réponde encore aux aspirations enfantines.

 

La race des clowns se perd et si elle est encore représentée dans chaque composition de programme, il nous faut malheureusement constater que la place des Augustes diminue de saisons en saisons. Or, pour les gosses, le cirque, c’est avant tout : Les Clowns.

 

Pourtant ne chicanons point et admettons que, Théâtre de Marionnettes et Cirque réunis offrent à nos petits dix après-midi récréatifs par an …. Avouons que c’est fort peu et qu’un problème important se pose : LE SPECTACLE POUR ENFANTS.

 

Dans notre monde moderne où l’enfant comme l’adulte a le droit de bénéficier des  découvertes de son siècle, est né un art nouveau, un spectacle neuf, aux ressources exceptionnelles, aussi bien dans sa forme que par ses moyens extraordinaires de diffusion : LE CINEMA.

 

Le Cinéma, d’abord Images, puis Images et Son, et enfin Images, Sons et Couleurs, contient si elles sont judicieusement utilisées, toutes les possibilités de création d’un spectacle complet pour enfants.

 

Pour ces êtres jeunes, aux sens particulièrement en éveil, à l’imagination fertile, ce magnifique moyen d’expression qu’est le film peut être, mêmes sous son aspect purement récréatif, un élément important d’éducation.

 

Mais, d’autre part, et en dehors de toutes considérations politiques ou religieuses, il est indiscutablement prouvé que s’il n’a pas été spécialement produit pour l’enfant, le film risque d’être, par sa puissance d’expression même, un grand danger. L’esprit de l’enfant  déforme et transforme dans des proportions insoupçonnables certaines images ou situations, et ses réactions sont totalement différentes de celles des adultes.

 

Le problème du Cinéma d’enfants a déjà retenu l’attention de plusieurs pays étrangers. L’U.R.S.S. possède actuellement dans chaque ville une salle pour enfants ; une grande quantité de films spécialement produits pour la jeunesse y est distribuée.

 

L’ANGLETERRE de son côté, a entrepris depuis environ dix-huit mois, une production de cet ordre et dès à présent une cinquantaine de films (longs et courts métrages) peuvent être utilisés.

 

La France, jusqu’ici, n’a bénéficié que de l’initiative privée : de deux femmes, Madame Sonika BO et Madame Lahy Hollebecque, qui, depuis de longues années, se sont attachées à l’Enfance au Cinéma.

Malgré les difficultés énormes auxquelles elles se sont heurtées, elles ont accompli une œuvre riche d’enseignements et c’est au travers de leur travail, de leurs observations et de leur expérience, que des bases solides peuvent s’établir pour une organisation future.

 

Madame Sonika BO fondait en 1932, le " CLUB CENDRILLON " réservé aux enfants de six à douze ans. Malgré la pauvreté des moyens causée par le manque de films, elle réussissait à force d'opiniâtre persévérance, à constituer ses programmes et à donner quatre séances par semaine.

De 1940 à 1945 elle interrompit son action pour la reprendre avec encore plus d'acharnement au lendemain de la Libération. Actuellement, chaque Jeudi et Dimanche, elle présente, dans la salle toujours comble du Musée de l'Homme, des programmes choisis pour ses petits amis. En outre, elle se déplace dans les quartiers de Paris pour les enfants des écoles, et en province. Lyon, Lille, La Corrèze, La Dordogne et la Côte d'Azur ont déjà reçu sa visite.

 

Le succès extraordinaire de ses projections (qui ne bénéficient jamais de publicité) démontre l'indispensable nécessité de ces séances.

Chacun de ces programmes est rigoureusement dosé. Elle affirme que les enfants de six à dix ans ne supportent pas les films de long métrage qui demandent une attention soutenue et dont l'intrigue trop longue les fatigue. C'est comme si (dit-elle) vous donnez à lire d'un seul trait un livre de deux cents pages à un enfant de huit ans.

 

Madame Lahy Hollebecque de son côté dirige son action vers les enfants de dix à quinze ans. Assistée de quelques amis bénévoles, elle fonde en  1936 l'Association "CINE JEUNES" organisme de diffusion et d'organisation cinématographique pour enfants.

 

Jusqu'à ce jour, grâce à ses efforts et à son infatigable activité, elle a pu donner un nombre important de séances à Paris, Banlieue et Province.

 

Pour les programmes que je dois projeter aux enfants de cet âge, dit-elle, il est nécessaire d'avoir en première partie un documentaire et un comique, puis en seconde partie, un film romancé d'une heure à une heure quinze au maximum.

Pour le documentaire et le comique, la solution est relativement facile, mais les films de seconde partie me font totalement défaut, à part quelques productions étrangères que je peux louer comme "Capitaine Courageux" ou le Petit Lord Font Leroy", il n'y a rien.

 

Madame Lahy Hollebecque fait observer d'autre part que les enfants, entre dix et quinze ans, ne supportent pas le sous-titrage.

 

Souhaitons, pour terminer, que de rapides réalisations se manifestent dans ce domaine pour que les Enfants de France bénéficient bientôt d'un cinéma à leur dimension.

 

                       Charles DAUTRICOURT

 

Il est intéressant de constater qu'aujourd'hui soit soixante ans plus tard la plus grande partie de ces propos soient toujours d'actualité. Bien sur les choses ont changées et évoluées, malheureusement pas toujours dans le bon sens car si les moyens mis à la disposition des jeunes sont source d'un progrès non contestable, la finalité par contre l'est d'avantage.

"L’esprit de l’enfant  déforme et transforme dans des proportions insoupçonnables certaines images ou situations, et ses réactions sont totalement différentes de celles des adultes."

 

18:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

23/04/2013

10 - Le Comité Français du Cinema pour la Jeunesse - C.F.C.J.




clip-art-de-bande-de-film_419127.jpgLE COMITE FRANÇAIS DU CINEMA POUR LA JEUNESSE  - (C.F.C.J)

 

Crée par mon Père, Charles DAUTRICOURT en Février 1947, ce dernier disait, «  pourquoi refuser aux jeunes la possession de cinémas et de films selon leurs goût alors qu’on leur consacre en propre des pièces de théâtre, des jeux et toute une littérature ? ».

 

Il faut rappeler qu’à cette époque,  pas de télévision et encore moins de jeux vidéo.

 

Le cinéma est né d’un coup, suite à l’invention des Frères Lumière en 1895, comme un phénomène spontané. Enivrés par leurs incessantes conquêtes et par l’adhésion d’un public toujours plus nombreux, ses animateurs ont omis de suivre ses répercussions sur le comportement des hommes et la vie des sociétés. Ainsi ont-ils ignoré certains de ses ravages.

 

Le moment était donc venu de réparer cet oubli et de procéder à une enquête. Ne le voudrait-on pas, que le chiffre très élevé des condamnations pour « faits de cinéma »  devant les tribunaux d’enfants en ferait une nécessité. En poursuivant la recherche, on verra que si l’enfant est victime du cinéma, la faute en revient d’une part aux films qui, n’étant pas faits pour lui, altèrent sa vision du monde, de l’autre, aux images dont le pouvoir moteur le poussent à imiter les actions répréhensibles dont il vient d’être le témoin. (Ce qui était vrai en 1947, l’est encore aujourd’hui !!!)

 

C’est pour réduire le mal, lui substituer des éléments d’activité normale et joyeuse, que le COMITE FRANÇAIS DU CINEMA POUR LA JEUNESSE s’est constitué.

 

LES BUTS DU COMITE ETAIT :

 

1)  Sur le plan théorique :

  De délimiter les différents domaines de Cinéma par catégories d’âges et de mentalités, et de monter qu’à chaque étape de la croissance humaine correspondent des thèmes ainsi que des formes d’art et de présentation appropriés.

 

2)Sur le plan pratique :

A) De grouper en un vaste mouvement national tous ceux que le problème de la jeunesse et du cinéma préoccupe ou intéresse.

B) De créer pour la jeunesse française un cinéma à sa dimension en concourant à la création d’un « Secteur cinématographique spécialisé » pour les jeunes et en suscitant la « production » de films adaptés à leur psychologie et à leurs goûts.

      3) Sur le plan de l’action :

     A) De réunir en son sein toutes les organisations et les personnalités susceptibles de s’intéresser à cette initiative, en particulier, les éducateurs, les écrivains, les artistes, les cinéastes.

     B) D’assurer la plus large diffusion aux films destinés aux jeunes, par l’établissement de salles et de séances spécialisées, de circuits nationaux, de films de 16 mm pour les séances rurales.

     C) Enfin, de faciliter les échanges internationaux de ces films pour la jeunesse grâce à un contact étroit et permanent avec les organismes similaires de l’étranger.

 

Qu’on ne croie pas que de tels films manqueront d’attrait et n’atteindront qu’un public restreint, risquant ainsi de ne pas amortir leurs frais.

Au contraire. Le public des adultes, toujours séduit par la fraîcheur et la fantaisie, ainsi qu’en témoigne le succès d’Alice au Pays des Merveilles, d’Emile et les Détectives, de Pinocchio, leur sera assuré. Quant à celui des enfants, il se développera sans cesse à travers le monde. En effet, l’enfant est non seulement un « client toujours prêt et passionné » qui, par voie de persuasion devient le meilleur agent de publicité, mais (si l’on peut dire) « un client éternel », les générations se succédant sans relâche, porteuse des mêmes curiosités et des mêmes enthousiasmes.

Quand aux thèmes, ils seront à l’infini. Car si l’aventure est son plus cher domaine, l’enfant aspire aussi à parcourir la multitude des terres inconnues qui, un jour, composeront sa conception du monde.

La technique elle-même tirera profit de la destination de tant de films expressifs à un jeune public. Elle devra s’adapter, pour y gagner en souplesse, à cette forme particulière de la mentalité juvénile qui, mélangeant ou juxtaposant l’imaginaire au réel, utilise le rêve, l’imprévu et la fantaisie pour la conquête du vrai.

 

Tel était le but du Comité. Il vivra sur ces bases pendant plus de 40 ans en donnant au fur et à mesure de la production cinématographique de grandes joies et une envie sans cesse renouvelée aux jeunes d’aller au cinéma.

Charles DAUTRICOURT voua sa vie à cette entreprise et il donna au cinéma pour les jeunes, ses lettres de noblesses, la preuve en est aujourd’hui par l’immense production réalisée.

 

Bien sur, la fondation de ce Comité, demanda une structure solide en des personnes engagées pour qu’il vive aussi longtemps.

 

                   COMITE D’ORGANISATION

 

M. le Docteur Henri Wallon: Professeur au Collège de France, Président du        Comité Français de Cinéma pour la Jeunesse.

M.LEBRUN                Directeur du Musée Pédagogique, Vice-président du Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse.

MME LAHY-HOLLEBECQUE Vice-présidente du Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse.

M. Charles DAUTRICOURT Secrétaire Général du Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse.

M. Raoul DUBOIS       Secrétaire du Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse.

 

COMITE D’HONNEUR

 

M. FOURRE-CORMERAY    Directeur du Centre Nationale de la Cinématographie Française, Président d’Honneur du Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse.

M. le Docteur PICAUD  Maire de Cannes.

M. FAVRE LE BRET     Secrétaire Générale du Festival de Cannes.

M. René CLAIR          Réalisateur de films.

M. Jean GREMILLON   Président du Syndicat des Techniciens.

M. Henri JEANSON    Président du Syndicat des Scénaristes.

M. Gaston MODOT      Acteur.

M. Pierre RENOIR       Président de la Fédération Nationale du Spectacle.

 

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22/04/2013

09 - LE FESTIVAL DE CANNES 1947

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Evidemment, ce festival 1947 me tiens particulièrement à coeur et pour cause, mon Père, Charles DAUTRICOURT en est le Secrétaire générale adjoint auprès de M. Robert FAVRE-LEBRET, Délégué général du festival. En sommes, c'est presque un souvenir de famille ...

 

Nous voici donc en Septembre 1947 (du 12 au 25). Le Palm Beach étant devenu trop petit, M. le Docteur Picaud,  Maire de Cannes, a mis en chantier le nouveau Palais du Festival, appelé Palais de la Croisette.

La veille de l'inauguration, nous sommes encore dans les plâtras, et il faudra qu'une armée d'ouvriers travaille toute la nuit pour qu'au soir de la première, ce soit une salle superbe et confortable qui s'offre aux invités stupéfaits.

L'endroit est spacieux, les fauteuils d'un grand confort, les murs sont ornés d'une draperie grise du plus bel effet.

Tout n'est pas terminé pour autant, le palais est couvert par un toit provisoire, qui s'envolera lors d'un violent orage. Le Casino Municipal servira de relais pour le bal de clôture.

 

1947, ne fût pas le "Grand" festival. Cette année là, un trop grand nombre de manifestations cinématographiques ont lieu (Venise,  Bruxelles, Locarno) et, surtout, il s'ouvre beaucoup trop tard. Un mois plus tôt il y avait à Cannes de grandes vedettes comme Orson WELLES, Chico MARX, Wallace BERRY, Greta GARBO , Ray MILLAND etc...

Néanmoins tous ne sont pas partis, Maurice CHEVALIER, cicérone officiel du festival, Jean MURAT, René SAINT-CYR, Martine CAROL, DALIO, Michèle MORGAN, Henri VIDAL, Charles VANEL et bien d'autres sont présent.

 

La haute couture y est représentée par la présence de Germaine LECOMTE, la créatrice à la mode à cette époque, qui se fera un plaisir d'habiller ma Mère lors de cette manifestation.

De grands noms sont également présent comme le Duc de WINSOR,Vincent SCOTTO, Melle WORMS de la banque WORMS etc...

 

Le jury distribue cette année la, les prix par catégories.

 

Films psychologiques et d'amour : Antoine et Antoinette, de Jacque BECKER.

 

Films d'Aventures et Policiers : Les Maudits, de René CLEMENT.

 

Films Sociaux : Cros Fire, d'Edward DMYTRYK (E.U).

 

Comédies musicales : Ziegfield Folies, de Vincette MINELLI  (E.U).

 

Dessins animés : Dumbo, de Walt DISNEY (E.U).

Et, une mention particulière pour : Mon propre bourreau, d'Anthony KIMMINS(G.B), et Eternel Mirage, d'Ingmar BERGMAN (Suède).

 

C'est aussi la première fois que le cinéma pour la jeunesse et représenté. Mon Père Charles DAUTRICOURT a, avec quelques grandes personnalités dont nous reparlerons dans un prochain article, crée le COMITE FRANCAIS DU CINEMA POUR LA JEUNESSE le 3 Septembre 1947.

Le festival de Cannes présentera donc cette année là, en grande première, au Casino Municipal :

                                      Les Enfants du Capitaine Grant.

 

Et l'on prend rendez-vous pour l'année suivante mais, en 1948 l'argent manque dans les caisses et le festival n'a pas lieu.

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Parade de vedettes sur la croisette (1947)

 

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Au premier rang, Melle WORMS (Banque WORMS)

 Au deuxième rang et de gauche à droite, J.P MAUCLAIR, Martine CAROL, Jean MURAT

               Au fond à gauche en spencer blanc, le doigt tendu, Charles DAUTRICOURT.

 

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A Gauche: La couturière Germaine LECOMTE


 

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20/04/2013

08 - LE FESTIVAL DE CANNES 1946

 

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Nous sommes le 20 Septembre 1946, il est 21 heures est c'est à cet instant que s'ouvre, à Cannes, le premier"second" Festival international du film sous la présidence de Georges HUISMAN.

 

Petite anecdote, le Ministre Robert LACOSTE déclare ouvert le "Salon de l'agriculture". Un joli lapsus quand on sait que les lauriers seront nombreux ....

 

De magnifiques festivités accompagnent l'ouverture du festival : défilé de chars, corso fleuri,  feux d'artifice.

 

La Marseillaise est chantée par Grace MOORE au Grand Hôtel, drapée dans une magnifique robe décorée de notes de musique.

 

Plus de deux cents participants et onze pays présentent leurs films parmi lesquels quelques beaux chefs-d'oeuvre :

 

Rome Ville ouverte, de Roberto ROSSELLINI, Les Enchaînés, d'Alfred HITCHCOCK, dont on inverse deux bobines !!!

Ce n'est pas cela, qui fera oublier le plus long baiser de l'histoire du cinéma entre Cary GRANT et Ingrid BERGMAN.

 

Seront également présentés, Hantise, de Georges CUKOR, Brève Rencontre, de David LEAN, The lost Week-end (Le poison), de Billy WILDER, Gilda de  Charles VIDOR, Partie de Campagne de Jean RENOIR, et bien d'autres encore.

 

Tout participant recevra un prix.

 

Le Prix du jury international sera attribué à :

La Bataille du Rail de René CLEMENT, ce dernier obtiendra également le Grand Prix international de la mise en scène.

 

Le prix de la meilleure interprétation féminine est attribué à Michèle MORGAN, de Jean DELANNOY, pour son rôle d'aveugle dans la Symphonie Pastorale avec Pierre BLANCHAR.

Une composition remarquable pour les plus beaux yeux du cinéma français ...

 

Meilleure interprétation masculine pour Ray MILLAND, dans The lost Week-end (Le poison).

 

Le prix du Comité international des arts et des lettres pour le cinéma est attribué à Jacques Yves COUSTEAU, pour son films Epaves.

 

Une petite ombre à ce tableau, la mort d'un grand acteur : RAIMU

Les photographes s'en donnent à coeur joie et "mitraille" sur la plage, des starlettes dans des tenues pour le moins légères.

 

Dans cette première grande manifestation d'après-guerre, le tourisme et le cinéma sont en accord parfait et déjà, nous attendons la suite l'année prochaine ...

 

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La Bataille du Rail.jpg

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1946 - LA SYMPHONIE PASTORALE.jpg

Michèle MORGAN et Pierre BLANCHAR

 

Ingrid Bergman et Cary Grant dans Les Enchainés d'Alfred Hitchcock en 1946.jpg

Ingrid BERGMAN et Cary GRANT

(Les Enchaînés d'Alfred HITCHCOCK)

 

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