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15/05/2013

15 - GRAND PRIX DU CINEMA POUR LA JEUNESSE - 1962/1964 Suite...

 

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Poursuivons notre périple au travers des films ayant reçus le Prix Marie LAHY-HOLLEBECQUE.

 

J’ai eu la chance étant à cette époque jeune ado, de participer à ces remises de prix auprès de mon Père, et de connaître toutes ces personnalités.

Il faut dire que dès ma naissance, la fée cinéma s’était penchée sur mon berceau ayant pour noms, Henri BEAUVAIS, Fernand GRAVEY, Pierre BLANCHAR, et bien d’autres.(restons modeste …) Par la suite, j’aurais le plaisir de partager des moments avec Jean MARAIS, André BOURVIL, Louis de FUNES, Robert DHERY, Frédéric ROSSIF, Haroun TAZIEFF, le Commandant COUSTEAU ect…

 

Donc pour la saison 1962/1963, c’est le film de Robert DHERY : LA BELLE AMERICAINE qui reçoit les lauriers. Pierre TCHERNIA sera associé à ce succès pour sa saine conception du scénario et la réalisation de cette œuvre.

 

Contrairement à l’accoutumée, où le Prix était remis dans les locaux de l’Institut Pédagogique National,  pour ce film là, il fallait que la cérémonie se déroule dans une atmosphère proche de l’œuvre. C’est pourquoi il fut remis sur les Grands Boulevard, au théâtre des Variétés ou se jouait à l’époque : La Grosse Valse avec Louis de Funès. Les auteurs n’étaient pas au courant, Charles DAUTRICOURT avait préparé une remise du Prix spectaculaire : Tapis rouge dans l’entrée du théâtre, et arrivé du Ministre devant remettre le Prix en D.S noire précédée de deux motards de la police.

En fait de Ministre, il s’agissait de l’excellent comédien Bernard Lavalette, immémorable ministre du Commerce et de l’industrie et de son chef de Cabinet incarné par Robert Burnier qui remis le prix aux deux auteurs Robert DHERY et Pierre TCHERNIA surpris et amusés, tandis que Radio, Télévision et de nombreux photographes de presse, enregistraient pour la postérité ce moment grandiose, aux sons martiaux et tonitruants de la jeune et pittoresque fanfare Gaston Bonaparte des Beaux-Arts.

La journée se termina devant un buffet qui n’avait rien de fantaisiste et où toute l’assemblée fit honneur.


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LA BELLE AMERICAINE :

 

Réalisation : 1961 – Durée 1h38

Genre : Comédie.

 

Scénario : Pierre Tchernia et Robert Dhery.

Dialogues : Alfred Adam.

Réalisateur : Robert DHERY. – Pierre Tchernia.

Chef Opérateur : Ghillain CLOQUET.

Musique : Gérard CALVI.

Montage : Albert JURGENSON.

Distribution : CCFC.

Acteurs : Robert DHERY, Colette BROSSET, Pierre TCHERNIA, Alfred ADAM, Bernard DHERAN, Jacques FABRI, Louis de FUNES (qui interprète deux rôles différents), Annie DUCAUX, Pierre DAC, Jean CARMET, Jacques CHARRIER, Bernard LAVALETTE, Jean-Marc THIBAULT, Jean LEFEBVRE, Michel SERRAULT, Jean RICHARD, Max FAVALELLI, Christian DUVALEX, Christian MARIN, Jacques LEGRAS, ROGER-PIERRE, Hélène DIEUDONNE, Jacques BALUTIN, Guy GROSSO, Michel MODO, Claude PIEPLU, Robert ROLLIS, Robert BURNIER, Didier DAIX, Eliane d’ALMEDA, Robert DESTAIN, Maurice GARDETT, Robert SELLER, René SARVIL, Denise KERNY, Gilberte GENIAT, Catherine SOLA, Françoise ALBAN, Brigitte PEYRAUD, Claudine BERG, Bruno BALP, Fernand RAYNAUD, André BADIN, Dominique MAURIN, Jean DEGRAVE, Jacques DENOEL, Jean SYLVAIN, Lucien FREGIS, Nono ZAMMIT, Franck DAUBRAY, André ZIBRAL, Philippe DUMAS, Henri DIAMANT-BERGER, Jean GRAS, René HELL, René LEFEVRE-BEL, Paul BISCIGLIA.

 

 

Résumé : Un sympathique ouvrier (Marcel), en butte aux tracasseries d’un stupide contremaître, s’offre une magnifique voiture américaine d’occasion avec laquelle, sa vie va vite devenir invivable.

 

Note : Ce film est en noir et blanc, seule la fin est en couleur.

 

 

Anecdote : Lors de la remise du prix, se trouvaient dans la salle, deux messieurs en imperméable que personne ne semblait connaître. Mon Père leur demanda ce qu’ils faisaient là. C’était deux inspecteurs de police en civil envoyés par la préfecture en protection du Ministre !!! Ces derniers ignoraient que le fameux Ministre était en fait, Bernard Lavalette..

Très gênés, ils demandèrent à mon Père de n’en rien dire. Ce dernier les invita à profiter du buffet et par la suite, cette mésaventure resta dans les annales de la famille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1964 : C’est un film d’un genre totalement différent auquel sera remis le Grand Prix 1964. En effet, C’est Frédéric ROSSIF qui sera primé pour  « LES ANIMAUX ».

 

Il recevra pour cela, une médaille d’or dessinée par Jean Effel.

 

 

 

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 Fréderic ROSSIF recevant son prix.

 

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 Au premier plan à gauche, Fréderic ROSSIF, à droite, Charles DAUTRICOURT,

au deuxième plan à gauche, Maurice HILERO et à droite

caché par le Père, le Fils...

 

 

 

 

 

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03/05/2013

14 - GRAND PRIX DU CINEMA POUR LA JEUNESSE 1956 à 1960 (Suite)

 

 

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En 1959, Marc de Gastyne (de son vrai nom : Marc Henri Benoist) reçoit à son tour le Grand Prix  pour l’ensemble de son œuvre pour la jeunesse à savoir :

 

L’Ami des Bêtes.

Robinson.

L’Ile aux Oiseaux.

Propre à Rien.

 

Où les aventures de Jacky et Hermines, ces deux enfants nous invites dans leurs aventures tout au long de ces quatre charmants courts-métrages.

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Quand Marc de Gastyne, se tourne vers la réalisation de ces films, en abandonnant le long métrage,  il trouve dans cette entreprise, l’appui constant d’un producteur (Henri BEAUVAIS), fait d’autant plus notable, que ceux-ci ne se sont pas montrés en général, particulièrement actif dans ce domaine.

Ils considèrent en effet, le cinéma pour la jeunesse d’une rentabilité insuffisante. Il est vrai qu’ils n’ont pas trouvé non plus, beaucoup d’appuis de la part des Pouvoirs Publics.

Ces derniers, plus enclins à interdire l’accès des salles aux moins de 18 ans, solution évidemment facile, qu’à promouvoir une production spécialisée de qualité.

 

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A partir de 1960, le C.F.C.J organise un Banc d’Essai qui présentera pendant toute l’année scolaire, des films Français pour la jeunesse. Des questionnaires sont établis et distribués en début de chaque projection. Ces fiches une fois ramassées, feront l’objet d’études par une grande critique du cinéma : Jacqueline LAJEUNESSE qui a rejoint le Comité et y apporte avec une grande efficacité, son savoir en la matière. Le dépouillement de ces critiques, permettra le choix du meilleur film de l’année admis à recevoir le Grand Prix.

 

Le Grand Prix 1960/1961, est attribué à André HUNNEBELLE pour LE BOSSU et LE CAPITAN.

Il sera remis à l’Institut Pédagogique National, à André Hunebelle et André Bourvil, Jean Marais ne pouvant être à la cérémonie, étant à Moscou à ce moment là. Néanmoins, il enverra un télégramme de félicitations à son metteur en scène.

 

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André HUNEBELLE & André BOURVIL


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LE BOSSU :

 

Réalisation : 1959 – Durée 1h52.

Genre : Cape et d’épée.

 

Scénario : Jean HALAIN, Pierre FOUCAUD et André HUNEBELLE d’après le roman de Paul FEVAL.

Dialogues : Jean HALAIN

Réalisateur : André HUNEBELLE

Chef(s) Opérateur(s) : Marcel GRIGNON, Raymond LEMOIGNE

Musique : Jean MARION

Distribution : LUX.

 

Acteurs : Jean MARAIS, André BOURVIL, Jean LE POULAIN, François CHAUMETTE, Paulette DUBOST, Paul CAMBO, Alexandre RIGNAULT, Guy DELORME, Rosita FERNANDEZ, Edmond TAMIZ, René ROUSEL, Dominique ZARDI, Antoine BAUD, Jacqueline POREL, Sabine SESSELMANN, Hubert NOEL, Georges DOUKING, Raoul BILLEREY, Jacques HENRIOT, Jacques PREBOIST, François NADAL, Monique JUST, ARNAULIS, Edmond BEAUCHAMP, Annie ANDERSON, Juliette VILLENOT, Alain NOBIS, Jean-michel ROUZIERE, Henri COUTET, Bernard DHERAN, MONTALIS, Barbara CRUZ, Jean ROUGERIE, Christian BROCARD, Françoise DELDICCK, Philippe MARCH, Gilberte AUBRY.

 

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Résumé : Le chevalier Henri De LAGARDERE (Jean Marais), déjoue le machiavélique plan du prince Philippe de Gonzague (François Chaumette) qui fait assassiner son riche cousin, le Duc de Nevers pour s’approprier ses biens.

Ce dernier ayant épousé en secret, Isabelle de Calus qui lui a donné une fille, Aurore.

Le Duc de Nevers mortellement blessé, confie Aurore à son ami Henri de Lagardère qui fait serment de le venger et de prendre soin de l’enfant. Avant de mourir, le Duc apprend à Henri, son célèbre coup d’épée, la botte de Nevers.

Les années ont passées, Gonzague a épousé Isabelle et compte bien obtenir la succession de Nevers. C’est sans compter sur Lagardère qui réapparaît sous les traits d’un mystérieux bossu …

 

 

 

LE CAPITAN :

 

 

Réalisation : 1960 – Durée 2H00.

Genre : Cape et d’épée.

 

Scénario : Jean HALAIN, et André HUNEBELLE d’après le roman de Michel ZEVACO.

Dialogues : Jean HALAIN

Réalisateur : André HUNEBELLE

Chef(s) Opérateur(s) : Marcel GRIGNON.

Musique : Jean MARION

Distribution : Pathé.

 

Acteurs : Jean MARAIS, André BOURVIL, Arnoldo FOA, Elsa MARTINELLI, Pierrette BRUNO, Lise DELAMARE, Jacqueline POREL, Guy DELORME, PIERAL, Marcel PERES, Paul PREBOIST, Christian FOURCADE, Jean-Paul COQUELIN, Annie ANDERSON, Elisabette FANTI, Françoise DELDICK, Jean BERGER, Robert PORTE, Raphaêl PATORNI, Louis ARBESSIER, Henri COUTET, Geoges MONTANT, Jean BLANCHEUR, Benoite LAB, Bernard MUSSON, François NADAL, Alain JANEY, André BONNARDEL, René ROUSSEL, Pierre DUROU, Edmond TAMIZ, Michel ARENE, Jean-Michel ROUZIERE, JONNY-MARY.

 

 

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 Les jeunes attendant pour la projection du CAPITAN

 

Résumé :  Pendant la jeunesse de Louis XIII, au 17eme siècle, un jeune noble, François de Capestan, surnommé « Le Capitan », arrive à Paris avec son fidèle compagnon. Il est amoureux d’une belle inconnue, qui lui a sauvé la vie, et qui n’est rien d’autre que la fille du Duc d’Angoulème.

Il se trouve mêlé aux intrigues de la cour et devra s’opposer aux sbires de l’infâme Concini qui conspire contre le jeune Roi.

 

 

A suivre ….

19:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

30/04/2013

13 - GRAND PRIX DU CINEMA POUR LA JEUNESSE - 1956 à 1960

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A part en 1947, à Cannes ou je le rappel mon père Charles DAUTRICOURT était Secrétaire Général Adjoint, le C.F.C.J avait organisé, dans le cadre du Festival International du Film, une journée du « Cinéma pour la jeunesse » et où fût pour la première fois décerné un prix pour un film pour le jeunes :

Les Enfant du Capitaine Grant,

 

Ce cinéma, n’était pas vraiment récompensé, il faudra attendre 1960 pour qu’enfin  la France organise les Rencontres Internationales du film pour la Jeunesse à Cannes. 

 

Aussi et pour remédier à cette lacune, Charles DAUTRICOURT créera en 1956,  le Prix du cinéma pour la jeunesse auquel il donnera l’année suivante, le nom de Prix Marie Lahy-Hollebecque en souvenir de sa disparition  le 27 Janvier 1957, 

 

Le premier à obtenir cette récompense, sera, Albert LAMORISSE pour son film, Le Ballon Rouge.

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Court métrage de 1956, d’une durée de 0H35.

Réalisateur : Albert LAMORISSE

Chef Opérateur : Edmond SECHAN (l’Oncle du chanteur Renaud).

Musique : Maurice LEROUX.

Montage : Pierre GILLETTE.

Son : Pierre VUILLEMIN.

Interprètes : Pascal Lamorisse, Renée Marion, Georges Sellier, Renaud, Sabine Lamorisse, Wladimir Popof, Thierry Séchan, Michel Pezin.

Distribution : Jeannic Films.

 

Récompenses : Prix Louis Delluc 1956 – Médaille d’Or du Cinéma Français 1956  - Palme d’Or Festival de Cannes 1956 – Prix Marie Lahy-Hollebecque 1956.

 

Résumé : Un garçonnet de six ans, Pascal, décroche sur le chemin de l’école, un ballon rouge accroché sur un réverbère.

 

Le ballon le suit partout comme un animal fidèle, l’attend, le rejoint, lui fait des farces, en cette longue promenade dans les rues de Paris.

Puis, c’est le drame, une bande de vauriens poursuit le petit garçon et son ballon, le bombardent de cailloux, et c’est la scène tragique de l’agonie du ballon rouge qui se dégonfle lentement.

 

Tandis que l’enfant pleure sur son ballon crevé dans un triste terrain vague, de partout, arrivent des ballons de toutes les couleurs, qui s’envolent dans le ciel en une longue cohorte multicolore et arrivent de toute part au-dessus de l’enfant ébloui qui s’accroche à leur grappe  et s’envole avec eux dans le ciel de Paris.

Après Crin Blanc, Albert Lamorisse signe là, une œuvre majeure du cinéma pour enfants.

          

                                          

En 1957, le Prix sera décerné à Edmond Séchan pour son film : NIOK l’éléphant.

 

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Edmond Séchan, directeur de la photographie pour « Le monde du Silence », « Crin Blanc » et le « le ballon Rouge » signe ici, son premier film dont il a écrit le scénario.

Pour la deuxième fois donc, c’est dans la salle Jules Ferry du Musée Pédagogique National qu’est remis son prix à Edmond Séchan. Un éléphant d’Or remis par Myrtille Lahy-Hollebecque, ainsi qu’un éléphant tout blanc sculpté par le jeune Bruno Franceschi.

 

Réalisateur : Edmond Séchan

Scénario : Edmond Séchan

Assistant de réalisation et prises de vues : Pierre Goupil.

Musique : Claude Arrieu.

Montage : Georges Aléppee.

Production : Intermondia Films.

 

Récompenses : Prix de la sélection française au Festival de Cannes 1956 – Prix Marie Lahy-Hollebecque 1957.

 

Résumé : Au Cambodge, Niok, un jeune éléphant vit paisiblement parmi les siens. Les chasseurs qui rodent dans les parages dispersent le troupeau et Niok est amené au village. Très vite  un jeune garçon du nom d’Ayot devient son ami et tout deux partagent de longs moments ensemble. Au village, on trouve le jeune éléphant bien encombrant et, il est vendu à un riche marchant chinois pendant l’absence d’Ayot que son père a envoyé garder les buffles.

Le petit éléphant est emmené jusqu’aux rives du fleuve, enfermé dans une cage puis embarqué sur un bateau.

Le petit Ayot retrouve sa trace et réussit à faire s’échapper son ami pendant la sieste de ses gardiens.

Mais Ayot a compris qu’il ne peut garder indéfiniment le jeune éléphanteau et après avoir traversé le Temple, il le mène aux abords de la forêt et la, Niok en courant vers les siens, disparaît bientôt et le petit Ayot reste seul.

                            

 

En 1958, c’est au tour de Roger PIGAUT de recevoir le Prix pour son excellent film : LE CERF-VOLANT DU BOUT DU MONDE.

 

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Film Franco-chinois de 1958, durée 82 minutes.

Réalisateur : Roger PIGAUT/ WANG KIA-YI.

Scénario : Roger PIGAUT/ Antoine TUDAL / WANG KIA-YI.

Directeur photographie : Henri ALEKAN.

Musique : Louis BESSIERES et TUAN SE-TCHOUNG.

Interprètes : Patrick de BARDINE, Gérard SZYMANSKI, Guy DELORME, Sylviane ROZENBERG, Gabrielle FONTAN, Claire GERARD, Roger PIGAUT, Charles VISSIERES, M HOA, TCHEN MING-TCHEN, LOU P’UNG, YUANG DI-WANG, YING GHI-YUN, Annie SOREL, Henri BLANCHARD, Raphaël HASSAN, Georges DESPLACES.

Récompense : Prix Marie LAHY-HOLLEBECQUE 1958.

 

Résumé :

Une bande d’enfants de la Butte Montmartre, découvre par un bel après-midi de vacances, un magnifique cerf-volant chinois accroché en haut d’un arbre. Pierrot le chef du groupe, aidé de sa sœur Nicole,  et, aidés des pompiers, récupère le cerf-volant.

 

Pendant ce temps, Bébert se croyant plus malin, est parti chercher une échelle. A son retour, il est furieux de constater que les autres ont le cerf-volant, en arrache la queue et s’enfuit avec. Il emporte ainsi un fragment du message que portait le cerf-volant : l’adresse de l’expéditeur, un jeune chinois de Pékin Song Tsiao Tsing.

 

L’antiquaire chinois du quartier les aide dans cette traduction.

Pierrot et Nicole fatigués par ces péripéties, s’endorment. Pierrot rêve, le magicien chinois qui orne le cerf-volant, et dont l’antiquaire lui a révélé les pouvoirs, apparaît, il s’appel Souen Wou K’ong, et sur leur lit devenu magique ils s’envolent vers Pékin à la recherche du petit chinois.

 

Ils y atterrissent, l’escorte de l’Empereur défile devant eux, Pierrot interpelle les guerriers pour avoir l’adresse de Tsiao Tsing,  ces derniers, la pique en avant, poursuivent Pierrot qui pris de panique fuit et tombe. Lorsqu’il se relève, il est seul, le magicien apparaît dans un arbre, ricanant. Il donne à Pierrot une bille magique qui doit l’aider à retrouver  le petit chinois. Le rêve se poursuit ainsi par de nombreux rebondissement, Bébert toujours aussi hargneux,  se transforme en méchant Empereur suite au souhait de Pierrot qui lui a jeté un sort avec la bille magique….

 

On retrouve Pierrot à Montmartre racontant son rêve à ses copains émerveillés. Bébert apparaît, la bande menaçante l’entoure, mais celui-ci est venu faire la paix, aidé par l’antiquaire, il a répondu à Tsiao Tsing et il ne reste qu’a signé et Nicole postera la lettre qui unit dans l’amitié ces petits Français à un enfant chinois.

 

A Pékin, c’est jour de fête, le ciel est rempli de magnifiques cerfs-volants,  Tsiao Tsing va lancé le sien, Pierrot qui se faufile dans la foule reconnaît le dessin. Il retrouve enfin son ami chinois et tout deux regarde s’éloigné dans le ciel de Pékin, ce Cerf-volant du bout du Monde. …

 

A suivre…

   

 

 

 

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29/04/2013

12 - CREATION DE LA CINEMATHEQUE

 

 

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Continuons la vie de Charles DAUTRICOURT à travers sa passion : Le Cinéma pour les jeunes.

 

Le Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse est crée, c’est très bien, encore faut-il le faire vivre. Nous avons vu dans l’article précédent que les films pour la jeunesse étaient pratiquement inexistants. De plus il faut le faire connaître.

 

Tout d’abord, il est agrée par le Ministère de l’Education Nationale, chose très importante car cela lui permettra d’obtenir des subventions indispensables à sa viabilité.

 

Il faut  réunir dans son sein toutes les organisations et les personnalités susceptibles de s’intéresser à cette initiative, en particulier les Mouvements de jeunesse, les Centres de loisirs, les éducateurs, les écrivains, les artistes, les cinéastes.

 

A la faveur du mouvement d’opinion ainsi créé, d’établir un plan de production, en fondant :

a) un « Centre d’études » composé de techniciens du cinéma et de psycho-pédagogues dont la mission sera de rechercher les caractéristiques des films destinés aux enfants et aux adolescents.

 

b) Une Commission chargée de susciter et de contrôler les scénarios devant faire le sujet des films pour la jeunesse.

 

c) Une Commission chargée de susciter la production de films spéciaux.

 

Commissions de travail siégeant au sein du Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse :

 

1° Commission d’Etudes et de Recherches Psychopédagogiques :

 MME Lahy Hollebecque.

2° Commission d’Etude des Scénarios : M. Maurice Hilero.

3° Commission de Programmation : M. Charles Dautricourt.

4° Commission de Diffusion : M. Raoul Dubois.

5° Commission d’Etudes des Moyens de production : M. Roger Blanc.

6° Commission des Relations Internationales : M. Lebrun.

7° Commission Presse et Propagande : M. Paul Chwat.

 

Il faut comprendre que ces films doivent pouvoir être projetés partout (écoles, patronages, colonies de vacances, etc.…). Donc ne pas avoir de connotations ni politique, ni religieuse.

Les municipalités pouvant être politiquement de bords différents, il s’agissait donc de ne heurter personne. (Difficile par exemple de passer DON CAMILLO !!!).

 

La base de la cinémathèque comprendra bien sur des dessins animés, des comiques, des petits documentaires et courts métrages.

 

Pour les comiques, le cinéma américain est prolixe en la matière, ce n’est pas les acteurs qui manque : Laurel et Hardy, Charlie Chaplin, Harold Lloyd, Mac Sennett, Max Linder, les Marx Brothers ect…

 

Pour les dessins animés, bien sur il y a Walt Disney, mais en France, nous avons Jean Image qui fait des merveilles ( Rhapsodie de Saturne ) , Bob Zoubowitch avec son film de poupées animées : Le Briquet Magique, Omer Boucquey avec un dessin animé en technicolor : CHOUPINET, et les pays de l’Est ne sont pas non plus à la traîne dans ce domaine. Nous ne pouvons malheureusement pas les citer tous ici, la liste serait trop longue et trop de monde oublié.

 

Pour les documentaires et courts métrages, il en est de même.

 

Quelques programmes du Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse en 1948 :

 

Les Enfants du Capitaine Grant et un Charlot – Eléphant Boy et un comique – Sans Famille et un Documentaire – Cendrillon et un Charlot – Emile et les Détectives et un Comique ect…

 

La constitution de la cinémathèque se fera petit à petit, la production cinématographique française comprenant que la jeunesse était  un immense vivier de spectateurs et qu’il fallait produire de beaux et bons films.

 

 

 

 

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27/04/2013

11 - LE CINEMA & L'ENFANT

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Article écrit par Charles DAUTRICOURT et paru dans la revue MASQUES en Novembre 1946 rendant hommage à mesdames Sonika BO et Lahy Hollebecque, pionnières dans l'introduction en France du Cinéma pour les jeunes.

 C’est suite à cet article que C. DAUTRICOURT a fondé le Comité Français du Cinéma pour la Jeunesse.

 

 

 

 En France, nous avons actuellement un théâtre changeant son programme deux fois par an, quelques spectacles non réguliers de marionnettes et, environ quatre séances de Cirque, autant qu’il soit prouvé que le spectacle de la piste, tel qu’il est conçu aujourd’hui (il tend à se rapprocher de plus en plus du music-hall) réponde encore aux aspirations enfantines.

 

La race des clowns se perd et si elle est encore représentée dans chaque composition de programme, il nous faut malheureusement constater que la place des Augustes diminue de saisons en saisons. Or, pour les gosses, le cirque, c’est avant tout : Les Clowns.

 

Pourtant ne chicanons point et admettons que, Théâtre de Marionnettes et Cirque réunis offrent à nos petits dix après-midi récréatifs par an …. Avouons que c’est fort peu et qu’un problème important se pose : LE SPECTACLE POUR ENFANTS.

 

Dans notre monde moderne où l’enfant comme l’adulte a le droit de bénéficier des  découvertes de son siècle, est né un art nouveau, un spectacle neuf, aux ressources exceptionnelles, aussi bien dans sa forme que par ses moyens extraordinaires de diffusion : LE CINEMA.

 

Le Cinéma, d’abord Images, puis Images et Son, et enfin Images, Sons et Couleurs, contient si elles sont judicieusement utilisées, toutes les possibilités de création d’un spectacle complet pour enfants.

 

Pour ces êtres jeunes, aux sens particulièrement en éveil, à l’imagination fertile, ce magnifique moyen d’expression qu’est le film peut être, mêmes sous son aspect purement récréatif, un élément important d’éducation.

 

Mais, d’autre part, et en dehors de toutes considérations politiques ou religieuses, il est indiscutablement prouvé que s’il n’a pas été spécialement produit pour l’enfant, le film risque d’être, par sa puissance d’expression même, un grand danger. L’esprit de l’enfant  déforme et transforme dans des proportions insoupçonnables certaines images ou situations, et ses réactions sont totalement différentes de celles des adultes.

 

Le problème du Cinéma d’enfants a déjà retenu l’attention de plusieurs pays étrangers. L’U.R.S.S. possède actuellement dans chaque ville une salle pour enfants ; une grande quantité de films spécialement produits pour la jeunesse y est distribuée.

 

L’ANGLETERRE de son côté, a entrepris depuis environ dix-huit mois, une production de cet ordre et dès à présent une cinquantaine de films (longs et courts métrages) peuvent être utilisés.

 

La France, jusqu’ici, n’a bénéficié que de l’initiative privée : de deux femmes, Madame Sonika BO et Madame Lahy Hollebecque, qui, depuis de longues années, se sont attachées à l’Enfance au Cinéma.

Malgré les difficultés énormes auxquelles elles se sont heurtées, elles ont accompli une œuvre riche d’enseignements et c’est au travers de leur travail, de leurs observations et de leur expérience, que des bases solides peuvent s’établir pour une organisation future.

 

Madame Sonika BO fondait en 1932, le " CLUB CENDRILLON " réservé aux enfants de six à douze ans. Malgré la pauvreté des moyens causée par le manque de films, elle réussissait à force d'opiniâtre persévérance, à constituer ses programmes et à donner quatre séances par semaine.

De 1940 à 1945 elle interrompit son action pour la reprendre avec encore plus d'acharnement au lendemain de la Libération. Actuellement, chaque Jeudi et Dimanche, elle présente, dans la salle toujours comble du Musée de l'Homme, des programmes choisis pour ses petits amis. En outre, elle se déplace dans les quartiers de Paris pour les enfants des écoles, et en province. Lyon, Lille, La Corrèze, La Dordogne et la Côte d'Azur ont déjà reçu sa visite.

 

Le succès extraordinaire de ses projections (qui ne bénéficient jamais de publicité) démontre l'indispensable nécessité de ces séances.

Chacun de ces programmes est rigoureusement dosé. Elle affirme que les enfants de six à dix ans ne supportent pas les films de long métrage qui demandent une attention soutenue et dont l'intrigue trop longue les fatigue. C'est comme si (dit-elle) vous donnez à lire d'un seul trait un livre de deux cents pages à un enfant de huit ans.

 

Madame Lahy Hollebecque de son côté dirige son action vers les enfants de dix à quinze ans. Assistée de quelques amis bénévoles, elle fonde en  1936 l'Association "CINE JEUNES" organisme de diffusion et d'organisation cinématographique pour enfants.

 

Jusqu'à ce jour, grâce à ses efforts et à son infatigable activité, elle a pu donner un nombre important de séances à Paris, Banlieue et Province.

 

Pour les programmes que je dois projeter aux enfants de cet âge, dit-elle, il est nécessaire d'avoir en première partie un documentaire et un comique, puis en seconde partie, un film romancé d'une heure à une heure quinze au maximum.

Pour le documentaire et le comique, la solution est relativement facile, mais les films de seconde partie me font totalement défaut, à part quelques productions étrangères que je peux louer comme "Capitaine Courageux" ou le Petit Lord Font Leroy", il n'y a rien.

 

Madame Lahy Hollebecque fait observer d'autre part que les enfants, entre dix et quinze ans, ne supportent pas le sous-titrage.

 

Souhaitons, pour terminer, que de rapides réalisations se manifestent dans ce domaine pour que les Enfants de France bénéficient bientôt d'un cinéma à leur dimension.

 

                       Charles DAUTRICOURT

 

Il est intéressant de constater qu'aujourd'hui soit soixante ans plus tard la plus grande partie de ces propos soient toujours d'actualité. Bien sur les choses ont changées et évoluées, malheureusement pas toujours dans le bon sens car si les moyens mis à la disposition des jeunes sont source d'un progrès non contestable, la finalité par contre l'est d'avantage.

"L’esprit de l’enfant  déforme et transforme dans des proportions insoupçonnables certaines images ou situations, et ses réactions sont totalement différentes de celles des adultes."

 

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